CollectionsMon frère
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Paru le:  31-08-2019

Editeur:  Les éditions Au pays rêvé

Isbn:  978-291934-2-457

Ean:  9782919342457

Prix:  18 €

Caractéristiques: 
172 pages

Genre:  Récit, correspondance

Thème:  Pensee

Thèmes associés: 

Mon frère

dans la guerre d'Algérie

Elles ont soixante ans, mon frère, ces feuilles écornées, elles arrivent d’un autre monde. Grâce à cette amitié intacte, vivante avec ton officier, sentiment resté en l’état natif.

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est autrice de nombreux ouvrages notamment sur le thème de la religion chrétienne, Mon frère dans la guerre d'Algérie dévoile à travers une correspondance entre une soeur et son frère,  le quotidien bouleversé des familles pendant la guerre. 

Mon frère, je viens de recevoir de ton officier des pages, photocopiées, d’une partie très minime de ces lettres que je t’envoyais il y a déjà plus de soixante ans, pendant cette guerre d’Algérie, quand tu étais dans les Aurès. En ces missives, pas moins de trois, quatre par semaine, je versais pour toi, la vie de « ton » garage, celle de « ta » famille, de « ton » village. Ton officier, m’a confié qu’il en a prélevées quelques-unes, à une époque, ou, recevant de notre mère un pull très chaud, kaki, tricoté par la famille, voulant remercier, (tu ne lui donnais jamais l’adresse des tiens), aussi il a réussi à la trouver dans ton courrier, dont il en a gardé une fraction ; ce jour encore, elles reposent, m’a-t-il confié : « Dans le tiroir de mes trésors, car c’est la vie de nos vingt ans, j’y tiens beaucoup, je les garde précieusement ». Elles ont soixante ans mon frère, ces feuilles écornées, elles arrivent d’un autre monde.

Mon frère, je viens de recevoir de ton officier des pages, photocopiées, d’une partie très minime de ces lettres que je t’envoyais il y a déjà plus de soixante ans, pendant cette guerre d’Algérie, quand tu étais dans les Aurès.

En ces missives, pas moins de trois, quatre par semaine, je versais, pour toi, la vie de « ton » garage, celle de « ta » famille, de « ton » village.

Ton officier m’a confié qu’il en a prélevé quelques-unes, à une époque, où, recevant de notre mère un pull très chaud, kaki, tricoté par la famille, voulant remercier (tu ne lui donnais jamais l’adresse des tiens), aussi il a réussi à la trouver dans ton courrier, dont il en a gardé une fraction ; ce jour encore, elles reposent, m’a-t-il confié : « Dans le tiroir de mes trésors, car c’est la vie de nos vingt ans, j’y tiens beaucoup, je les garde précieusement. »